Si le paradis existe…
… je l'ai trouvé !
Et c'est au Québec qu'il se trouve…
Imaginez le cadre, un petit jardin avec un ruisseau qui coule sous un pont de bois, un fleuve qui a creusé son fjord entre sapins et roches, et un coin du feu pour jaser et admirer le fjord au loin..

Imaginez les hôtes, Richard l'homme des bois avec la barbe et le bagou en plus, et Mariko, la petite dame au sourire malicieux toujours prête à vous faire une farce, ici un peu surprise par la photo !

Imaginez une vie d'autosubistence.. Ici, on cultive 80 à 90% de la nourriture, des petites baies aux fruits rustiques, aux mille et une variétés de légumes. Richard, durant l'hiver, bûche du bois, en quantité astronomique pour payer les taxes du terrain et apporter quelques deniers à la communauté familiale.. qui s'est installée tout autour de lui ! Son fils est en bas du chemin, produit de l'agneau bio, et sa fille des poules et poulets, juste en face de chez eux!
Le bois aligné au niveau de la scierie
Durant une leçon !
Ici donc, on vie de culture de la terre, et d'échanges. Plus de trente ans qu'ils tiennent le gîte : autant dire qu'ils en ont vu passer, des personnalités et des nationalités ! “L'échange, c'est pour moi le seul moyen d'être heureux, m'a dit un jour Richard”. Autrement dit, on vit ici bien loin de la société de consommation à outrance.. Parce que s'il y a quelque chose que Richard et Mariko surconsomment ici, c'est leur temps, qu'ils ne rechignent pas à donner à leur “gîteux”, comme ils les appellent, ou à leur WWOOFeurs, comme Mickaël (que l'on voit plus haut sur la photo) et moi. Ils ont toujours quelque chose à raconter, à apprendre,sur la terre ou sur la vie..
Les soirées au coin du feu et sous les étoiles filantes sont le moment propice aux leçons de choses de Richard… de belles leçon d'humanisme en tout cas, et même en une semaine, je peux dire que j'en ressors grandie. J'ai réussi à glisser ma caméra dans leur univers, et ce n'était pas chose facile, vu l'aisance de Richard avec la caméra ! Mais comme c'est maintenant chose faite, vous découvrirez le bonhomme quand vous verrez le film…
C'était ici ma dernière ferme, mon dernier point de chute : fin du voyage, mais début du travail.. je reviendrais aux Bons Jardins en tout cas, pour en apprendre toujours plus et revoir ce petit monde si attachant…
Et à force de dire partout où je passe que je reviendrais, j'y serais bien obligée !
Clem.

allez, plus que dix jours et je serais enfin en vacances !









